Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 12:29

La capitale française, Londres et Boston constituent le Top 3 des villes étudiantes.


Il fait bon vivre à Paris quand on est étudiant. C’est ce qui ressort du premier classement des villes étudiantes réalisé par la société d'études britannique QS. Avec 421 points, la capitale française devance Londres (405 points), Boston (399 points), Melbourne (398 points) et Vienne (389 points).

Paris gagne sur l'accessibilité, la qualité de vie et la réputation

Contrairement aux classements traditionnels essentiellement fondés sur la recherche, ce palmarès s’appuie sur l'importance de la population étudiante, la qualité de vie, le point de vue des employeurs sur les diplômés et le coût de la scolarité et de la vie étudiante. C’est pourquoi "Paris bat Londres pour les critères d'accessibilité, de qualité de vie et de réputation de ses universités auprès des employeurs internationaux. Et avec 16 établissements d'enseignement supérieur dans le top 500, Paris a plus d'établissements classés que n'importe quelle autre ville", a détaillé QS.

En France, les droits de scolarité sont de 177 euros en licence et 245 euros en master. A titre de comparaison, en Angleterre, où ils ont été augmentés, il faut compter 3.000 à 4.000 euros en licence et jusqu'à 10.000 euros en master.

Résultat : alors que les classements universitaires classiques sont ultradominés par les établissements américains et britanniques, sept des 15 premières villes de ce Top 50 sont d'Europe continentale. Figurent notamment dans ce Top 50 deux autres villes françaises. Lyon se positionne 14e avec 367 points et Toulouse arrive 46e avec 286 points.

 

sur le site de europe1.fr

Par Esprit Campus
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 12:20

Au tour des écoles d’ingénieurs de s'inviter dans le débat électoral. "Il manque chaque année 9.000 ingénieurs diplômés pour soutenir l'innovation en France", s'inquiète Christian Lerminiaux, Président de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI). Ce dernier propose une série de solutions pour optimiser le financement de l'enseignement supérieur.

Capital.fr : Combien d'ingénieurs sont diplômés chaque année ?
Christian Lerminiaux : Nos 208 écoles privés et publiques diplôment de plus en plus d'ingénieurs : 31.000 chaque année, soit plus du double qu'il y a 20 ans. Mais ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins des entreprises. Il en faudrait 9.000 de plus par an pour soutenir l'innovation, attirer des industries à forte valeur ajoutée, et donc, favoriser la croissance.

Capital.fr : Les cursus d'ingénieurs ne subissent-ils pas la concurrence des écoles de commerce et de management ?
Christian Lerminiaux : Effectivement, les lycéens ont longtemps déserté les filières scientifiques. Mais la tendance s'inverse. Les étudiants réalisent que les métiers de l'industrie offrent des débouchés porteurs. 95% des diplômés en 2011 ont un emploi, dont les deux-tiers avant même la fin de leur cursus. Leurs salaires ne sont pas plus faibles, et surtout, ils parviennent plus facilement à équilibrer vie privée et professionnelle dans les grands groupes industriels que dans les activités commerciales.

Capital.fr : Quelles solutions préconisez-vous pour augmenter le nombre d'ingénieurs ?
Christian Lerminiaux : Nous devons poser la question du financement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La France consacre seulement 10.000 euros par an et par étudiant. Ce budget est bien inférieur à celui de nos voisins étrangers. Les écoles d'ingénieurs réclament donc 400 millions d'euros supplémentaires d'ici 5 ans.

Capital.fr : Où trouver ces moyens financiers dans le contexte actuel de restriction budgétaire ?
Christian Lerminiaux : Il ne s'agit pas d'augmenter les subsides de l'Etat, mais de les optimiser. Il faut davantage avoir recours au financement à la performance et trouver de nouveaux leviers de croissance. La CDEFI propose ainsi d'inciter les entreprises à financer davantage la formation initiale via un "crédit d'impôt formation" pour les employeurs qui financent tout ou partie de la formation d'un futur ingénieur. Autre piste : ponctionner une partie du Crédit d'Impôt Recherche pour l'allouer à l'enseignement supérieur.

Capital.fr : Comptez-vous augmenter les frais d'inscription ?
Christian Lerminiaux : C'est effectivement une option, mais nous veillerons à ne pas nous couper des élèves issus des milieux moins favorisés. Pour aider les étudiants qui sont obligés de travailler durant leurs études, nous proposons "un chèque mission étudiant". Les étudiants pourraient travailler dans le centre de documentation ou dans les laboratoires de recherche de leurs écoles, en échange d'abattement de charge pour l'établissement. Les écoles pourraient aussi proposer des prêts à taux zéro remboursables, seulement lorsque l'étudiant trouve son premier job. En cas d'échec, le prêt pourrait être remboursé par l'Etat ou par les écoles.

Capital.fr : Très peu d'écoles d'ingénieurs françaises figurent dans les classements internationaux. Comment comptez-vous augmenter votre aura ?
Christian Lerminiaux : En 12 ans, le nombre d’élèves ingénieurs de nationalité étrangère a progressé de 270%. Ils représentent désormais 13,5% de nos effectifs. Cette progression spectaculaire est due à la politique active d’ouverture àl’international de nos établissements. Les écoles Centrale, Polytechnique, l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace (ISAE) et bien d'autres développent des cursus habilités par la Commission des Titres d'Ingénieurs en Asie. Il en va de l'influence de la France à l'étranger et du développement de nos relations commerciales.

 

Par Sandrine Chauvin pour le site Capital.fr

Par Esprit Campus
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 21:02

Selon une enquête de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM), publiée ce lundi 13 février 2012, les étudiants ne sont pas tout à fait au point sur la contraceptionles garçons en particulier.

L’enquête de l’USEM

Depuis 1999, l’USEM organise tous les deux ans une grande enquête auprès de 60 000 étudiants. Elle publie ensuite ces résultats afin que l’état de santé des étudiants soit connu de tous. Le grand public peut ainsi être informé sur l’accès aux soins des étudiants ou les conduites addictives de certains.

Dans cette 7e édition de l’enquête, les résultats ont montré que le lieu de résidence de l’étudiant a des répercussions sur son comportement vis-à-vis de la sexualité et de la contraception. C’est  à l’occasion de la Saint Valentin que l’USEM publie ces résultats.


Les étudiants et la contraception

Cette étude montre, en premier lieu, que l’entrée dans la vie estudiantine s’accompagne d’une baisse de précaution dans l’usage des moyens de contraception. Ainsi si 9 étudiants sur 10 disent qu’ils ont utilisé un moyen de contraception lors de leur premier rapport sexuel, seuls 68% des étudiants continuent d’utiliser des moyens contraceptifs lors de la vie étudiante.

Autre chiffre important : le pourcentage de garçons qui utilisent systématiquement des moyens de contraception lors de leurs rapports sexuels est de 61%. Les étudiants garçons sont donc les « mauvais élèves » des moyens de contraception…

Ces usages ont forcément des répercussions : 36% des étudiantes ont fait usage d’une contraception d’urgence et 3% ont déjà eu recours à une interruption volontaire de grossesse.

 

Face à ces chiffres, le président de l’USEM a tenu à rappeler que son association « milite auprès des pouvoir publics pour la création d’un bilan gynécologique pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie. »


Les étudiants, la violence et la loi du silence

L’enquête a aussi permis de révéler l’exposition des étudiants aux violences. Il semble que les étudiants qui vivent en résidence universitaire sont plus exposés aux violences. Alors que 7% des étudiants en général ont souffert d’injures, ce sont 10% des étudiants en résidence universitaire qui déclarent en avoir été victime.

Cette tendance s’inverse pour les étudiants qui vivent chez leurs parents qui sont moins ciblés par les violences sexuelles et les agressions physiques que la moyenne des étudiants.

Un chiffre reste inquiétant : 58% des victimes n’ont pas cherché d’aide suite à leur agression, car elles ne souhaitent pas en parler pour la plupart ou parce qu’elles ne savent pas où aller ou qu’elles ont peur d’être rejetés pour les autres. Les familles restent le soutien privilégié par les victimes.

Si vous voulez vous renseigner plus en profondeur sur cette enquête ou consulter l’intégralité des résultats, rendez-vous sur cette page du site internet de l’USEM.

 

sur le site mediaetudiant.fr

Par Esprit Campus
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:05

La Cour des comptes dresse un bilan accablant de la réforme : « Précipitation », « dysfonctionnements », « enseignants débutants confrontés à des conditions de travail défavorables », « problème de recrutement »...

Les objectifs étaient séduisants : recruter des professeurs à un plus haut niveau, celui du master (bac + 5), et mieux les former par un apprentissage direct devant les élèves. Mais l'application de cette réforme, mise en oeuvre en septembre 2010, a soulevé un tollé chez les syndicats d'enseignants, les directeurs d'établissements, les présidents d'université et les parents d'élèves. La Cour des comptes s'est penchée sur le sujet. Ses conclusions sont cinglantes.

Les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur devaient, comme les autres, réaliser des économies. La réforme a entraîné la suppression nette, pour 2011, de 9 567 emplois. Ceci aurait pu « rapporter » 707 millions d'euros. Mais, une fois les mesures d'accompagnement de la réforme financées, l'économie ne s'élève plus qu'à 370 millions.

Affectés dans deux ou trois établissements

Les magistrats critiquent aussi « la rapidité » avec laquelle le dispositif a été appliqué, et ses conséquences. Des enseignants ont débuté « dans des conditions défavorables, alors que 70 % d'entre eux n'avaient aucune expérience ».

La Cour recense : parmi les 15 763 stagiaires concernés, beaucoup ont été affectés dans une école relevant de l'éducation prioritaire. D'autres intervenaient dans deux ou trois établissements, « ce qui rendait particulièrement difficile leur intégration ». Pour beaucoup, le service a été alourdi par des heures supplémentaires.

Les conseils prodigués par un collègue chevronné sont précieux. Las, « 23 % des stagiaires n'étaient pas dans le même établissement que leur tuteur » !

Qui veut devenir prof dans ces conditions ? « Le vivier de candidats aux concours s'est réduit de plus de 50 000 inscrits ». En 2011, selon la Cour, « il n'a pas été possible de pourvoir à 826 postes du second degré, dont 376 en mathématiques, 155 en lettres modernes ou 131 en anglais ».

« En 2012, le nombre de candidats aux métiers de l'enseignement est en hausse de 10 %. La phase de désaffection est passée », a réagi, hier, Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur, dans les couloirs de la Conférence annuelle des présidents d'université, à Marseille. « La Cour des comptes s'appuie sur des chiffres qui commencent à dater. »

Et le fait d'envoyer les nouveaux profs directement devant les élèves ? « Le système est perfectible », admet le ministre qui ajoute : « Il y a cinq ans, il y avait trente sites en France (les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres) qui dispensaient la formation. Aujourd'hui, il y a 500 masters dans les universités ».

 

(avec Philippe SIMON) sur le site de ouest-france.fr

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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:46

Les réformes de l'enseignement supérieur sont au coeur du colloque de la CPU (conférence des présidents d'université), organisé les 8, 9 et 10 février 2012 à Marseille. Autonomie, IDEX, budget... Louis Vogel, président de la CPU, fait le bilan des bouversements.


Quel bilan tirez-vous des cinq dernières années pour les universités ?

Les choses ont bougé dans les universités, avec toute une série de réformes importantes. Nous devons réussir désormais à les concilier entre elles. Nous sommes toujours en plein mouvement, il faut trouver un équilibre entre les universités autonomes, l’Etat et les collectivités territoriales.

L’autonomie des universités reste pour l’instant limitée. Comment avancer dans cette voie ?

 

Pour que les universités gagnent le pari de l’autonomie, il faut des moyens financiers, mais aussi un développement très fort de la mutualisation entre universités. C’est crucial et cela passe par l’AMUE [Agence de mutualisation des universités et établissements]. Il faut une opération de re-financement de l’AMUE, pour qu’elle soit à la hauteur de l’autonomie.

Cela permettra d’assurer la cohérence de l’enseignement supérieur, en aidant toutes les universités, qui ont besoin de former leurs personnels, de se doter de logiciels nouveaux, etc.

L’année est particulière : une majorité d'universités élira un nouveau président en 2012. N’est-ce pas risqué en cette période de grands changements ?

C’est un risque et une chance. Nous assistons pour la première fois au renouvellement de plus de la moitié des présidents sur une période très courte. Ce sont les présidents de l’autonomie qui s’en vont. Le défi de la CPU est de faire la jonction, afin que les anciens forment les nouveaux.

Les résultats des IDEX viennent d’être annoncés. L’inquiétude de voir naître une Université à deux vitesses se confirme-t-elle ?

L’IDEX a tout d’abord permis de montrer que notre système universitaire est capable de produire des projets à la hauteur des standards internationaux, contrairement à ce que pouvaient dire certains classements.

Mais évidemment, il existe un risque de polarisation du système. Au niveau géographique surtout : le Grand-Ouest, le Nord, le centre Est et Rhône-Alpes n’ont rien eu. Egalement entre les disciplines : une grande partie des projets sélectionnés ont une forte densité en sciences. Le gouvernement s’en est rendu compte : il a annoncé un accompagnement du projet Hesam [SHS], et Lyon en Rhône Alpes.

La CPU veut une politique de l’enseignement supérieur globale et cohérente : l’IDEX, en tant que soi, peut être déséquilibré, à condition de rétablir l’équilibre avec d'autres actions. Les financements récurrents ne doivent pas être sacrifiés aux financements sur projets, comme les Investissements d’avenir. Le modèle français de l’excellence tire tout le monde vers le haut : il ne s’agit pas de dresser quelques champions dans le désert.

Enfin, il n’est pas irréaliste de penser que les IDEX bénéficieront à tous, grâce à la coopération entre universités.

Vous êtes à mi-mandat à la tête de la CPU. Quel est votre prochain combat ?

Nous sommes très vigilants sur les mises en réserve de crédits à venir [blocage d’une partie du budget des universités]. Nous ne savons pas encore quelle va être l’importance de cette mise en réserve. Le ministre de l'Enseignement supérieur affirme jusqu’à présent qu'il se bat pour que nous soyons le moins touchés.

Ces mises en réserve créent une épée de Damoclès au-dessus des établissements déjà fragiles financièrement, d'autant qu'elles aboutissent souvent à des suppressions de crédits.

 

sur le site educpro.fr

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