Universités: le président de la Conférence opposé à une validation automatique du deuxième semestre

Publié le par Esprit Campus

AP le 9 mars 2009

Le président de la Conférence des présidents d'universités Lionel Collet a jugé jeudi que le mouvement des universités était à "un tournant" pour pouvoir organiser les examens, excluant de valider automatiquement le deuxième semestre pour éviter "des diplômes au rabais"

"Nous considérons qu'il y a suffisamment d'avancées, des discussions, pour que les cours reprennent là où ils ont été perturbés, pour permettre que les diplômes de l'université restent des diplômes de qualité", a-t-il estimé sur RTL.

Désormais "il nous reste deux mois jusqu'en juin voire plus dans certains cas, c'est encore réalisable mais c'est maintenant le tournant où il faut s'assurer que les formations seront dispensées complètement", a expliqué Lionel Collet. "Il y a un peu moins de dix universités vraiment bloquées en France et un peu plus de moitié qui ont subi à des degrés divers des mouvements".

"Il y a des réunions des conseils centraux (...) pour redéfinir non pas le contrôle des connaissances, elles ne peuvent pas être remises en question, mais nous pouvons encore modifier le calendrier d'examens dans la manière dont les cours sont organisés, nous pouvons remodifier les manières dont les enseignements sont dispensés notamment avec des cours en ligne", a-t-il précisé.

Interrogé sur une validation automatique du deuxième trimestre, le président de l'université Lyon-I a précisé que "la conférence des présidents d'université n'envisage pas cette situation-là". "On ne va pas commencer à accepter des diplômes au rabais".

"Je ne signerais aucun diplôme s'il s'avérait qu'il n'y a eu aucun cours, et nous sommes un grand nombre dans ce sens-là dans la conférence", a souligné le président de la Conférence.

Quant au menace de boycotter les jurys du baccalauréat, considéré comme le premier diplôme de l'enseignement supérieur, Lionel Collet a assuré "condamner toutes les modalités d'action qui peuvent nuire au mouvement". "C'est inquiétant" mais "on a encore quelques semaines pour que raison soit gardée".

Publié dans Actu étudiante

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