Faut-il encore aller à l’université ?

Publié le par Esprit Campus

4 bonnes raisons pour y aller malgré tout

De plus en plus d’étudiants boudent la fac. Selon une étude du ministère de l’Enseignement supérieur, les effectifs des universités (hors IUT) devraient baisser de 15% d’ici 2017 alors que dans le même temps les autres établissements du supérieur connaîtraient une progression. Entre les amphis surchargés des premières années, le faible encadrement, le manque de moyens et la lisibilité compliquée des formations et de leurs débouchés, l’université n’apparaît guère comme une rampe de lancement vers l’emploi. La question mérite d’être posée : faut-il encore aller à l’université ?


La voie royale pour la recherche :

En France, les écoles doctorales menant à l’obtention d’un doctorat d’Etat sont un monopole universitaire. Si les grandes écoles de management essayent tant bien que mal de donner le change en créant des PhD, il n’en reste pas moins que pour devenir chercheur en France, l’université est la filière de référence. Les étudiants inscrits en thèse constituent le haut du panier universitaire et sont peu nombreux en comparaison avec les effectifs de licence ou de master. En 2007-2008, en sciences et STAPS par exemple, on trouve plus de 160.000 étudiants en licence, encore plus de 100.000 en master et moins de 30.000 en doctorat. À ce niveau, les étudiants ont intégré la culture des réseaux, ils travaillent au quotidien avec des professionnels de la recherche et donnent souvent des heures d’enseignement.

Quel avenir ? Si les débouchés universitaires en France sont actuellement saturés dans un grand nombre de disciplines, la situation pourrait évoluer au regard du vieillissement des enseignants-chercheurs et de la diminution annoncée du nombre de doctorants (selon le ministère de l’Enseignement supérieur, il baisserait de 32% d’ici à 2017). Il existe de plus des opportunités à l’étranger, dans l’enseignement supérieur, voire dans le privé.


David Allais
14 Juin 2009
boivigny.com

Publié dans Actu étudiante

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