Médecine, pharmacie: la première année d'études commune définitivement votée

Publié le par Esprit Campus

AFP le 23 juin 2009

Le Parlement a définitivement adopté, dans la nuit de lundi à mardi, par un ultime vote de l'Assemblée nationale, une proposition de loi UMP instaurant une première année d'études commune pour les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme.

Les députés de la majorité ont voté le texte dans sa version adoptée en février au Sénat, qui avait repoussé d'un an, à la rentrée 2010-2011, l'entrée en vigueur du dispositif.

Le texte prévoit aussi la réorientation des étudiants à l'issue du premier semestre en faculté de sciences et des passerelles d'accès en deuxième année d'étude de santé pour des étudiants d'autres filières (Sciences-Po...). Les modalités de ces dispositions sont renvoyées à un décret d'application.

L'objectif de la "création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants" est de tenter de lutter contre l'échec massif des quelque 50.000 à 60.000 étudiants en première année (entre 70 et 80%). Elle ne remet pas en cause le numerus clausus.

Comme au Sénat, la gauche (PS et PCF) s'est abstenue, regrettant une "loi inaboutie" et tardive. Elle a aussi déploré que les autres professions de santé, comme les kinésithérapeutes, ne soient pas incluses dans cette première année commune.

"Chaque année, 57.OOO jeunes s'engouffrent en première année de médecine et de pharmacie, avec très peu de chances de décrocher un concours", avait déclaré Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) en déplorant un "gâchis de temps et d'énergie".

"Je crains qu'on ne fasse qu'externaliser ce gâchis humain, en le déplaçant" vers d'autres filières sans s'attaquer aux causes réelles de l'échec des étudiants, a déclaré à l'AFP la députée PS Catherine Lemorton.. 

Publié dans Actu étudiante

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