Grippe A: écoles et universités françaises se préparent à l'éventualité d'une pandémie

Publié le par Esprit Campus

AFP le 27 juillet 2009

Diffusion de cours à la télévision, mise en ligne d'exercices sur internet, stockage de masques... Alors qu'une pandémie de grippe A (H1N1) est jugée inévitable, les autorités affûtent leur dispositif afin de prévenir toute paralysie de l'école et de l'université à la rentrée.

Au sein de l'Education nationale, qui participe depuis le début de l'épidémie au Centre interministériel de crise (CIC, piloté par l'Intérieur), des notes ont été diffusées auprès des directeurs d'école et chefs d'établissements sur les règles à respecter en cas de contagion.

"Les médecins scolaires sont parfaitement au courant du dispositif et seront en première ligne si jamais nous devons vacciner", indique Jean-Claude Westermann, directeur régional des affaires sanitaires et sociales du Nord-Pas- de-Calais.

Dans l'hypothèse d'une fermeture généralisée des établissements scolaires, des relais pédagogiques seront par ailleurs mobilisés. "Nous avons prévu depuis deux ou trois ans (depuis les plans en cas de pandémie de grippe aviaire, ndlr) un dispositif pour que les enfants et les adolescents ne se retrouvent pas sans aucun lien éducatif", explique-t-on dans l'entourage du ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

Des modules pédagogiques allant du CP à la terminale ont ainsi été conçus en partenariat avec le Cned (Centre national d'enseignement à distance) et le CNDP (Centre national de la documentation pédagogique), diffusables à la télévision et à la radio.

"264 heures d'émissions télévisées qui seraient diffusées par France 5, et 288 heures d'émissions radiophoniques qui seraient diffusées par France Culture, et qui sont déjà en boite", selon le ministère. "Nous pourrions diffuser pendant trois mois à raison de 6 heures à la radio et de 5h30 à la télé chaque jour, quatre jours par semaine", a-t-on assuré.

Le mercredi, jour sans émission, des "professeurs référents", dûment identifiés dans les plans de continuité de chaque établissement, assureraient en outre des permanences téléphoniques et électroniques dans les collèges et lycées afin de répondre aux questions des parents et des élèves.

Du côté de l'université, on rappelle que les fermetures éventuelles dépendront des autorités sanitaires. "On a adressé une circulaire aux universités pour qu'elles élaborent des plans de continuité administrative et pédagogique", assure-t-on néanmoins dans l'entourage de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse.

"Il faut que les salaires puissent être versés et que les étudiants puissent poursuivre leur apprentissage, notamment par le biais d'internet. Certaines universités, qui ont dû gérer des interruptions de cours lors des blocages, ont déjà une certaine expérience en la matière", ajoute-t-on de même source.

Pour éviter une telle situation, certains, sur le terrain, ont d'ores et déjà pris des mesures draconiennes. A l'université d'été de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), qui accueille depuis le 12 juillet 180 étudiants en séjour linguistique, les toilettes sont ainsi nettoyées quatre fois par jour, les douches deux fois par jour, et des masques et produits anti-bactériens ont été distribués aux stagiaires.

Du côté des mairies, de nombreuses initiatives ont été mises sur pied. A Bordeaux par exemple, 82.000 masques ont ainsi été stockés. Et à Clermont-Ferrand, les lots de masques déjà commandés lors de l'épisode de la grippe aviaire, à partir de 2003, ont été passés en revue afin de vérifier leur état.

Publié dans Actu étudiante

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