le lycée franco-chilien Saint-Exupéry a organisé son forum des métiers et de l’orientation le 18 août dernier

Publié le par Esprit Campus

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Conférences, rencontres avec les anciens élèves, stands d’informations… le lycée franco-chilien Saint-Exupéry a organisé son forum des métiers et de l’orientation le 18 août dernier. Parmi les futurs bacheliers, certains s’envoleront pour étudier en France. Où ? Quoi ? Comment ? A quelques mois des épreuves, course d’orientation dans le labyrinthe des études supérieures françaises

DUT, PCEM, LMD, CPGE… Bien souvent, le plus difficile n’est pas de décrocher le baccalauréat mais de choisir sa voie une fois le diplôme en poche. Pour simplifier au maximum ce qui pourrait ressembler à un casse-tête chinois, les quelque 22.000 formations offertes aux titulaires d’un bac français peuvent être réparties en deux catégories : les filières sélectives et celles dont l’admission n’est conditionée que par l’obtention du baccalauréat. Parmi les voies non sélectives, les plus importantes sont les filières universitaires dans des domaines aussi variés que le droit, les langues, les sciences, les lettres, l’art ou la psychologie parmi tant d’autres. Depuis les accords de Bologne, 32 pays d’Europe se sont engagés dans la construction d’un «espace européen de l’enseignement supérieur ». En d’autres termes, les études universitaires sont organisées selon un système de crédits ECTS (European Credit Transfer System) capitalisables et transférables d’un établissement à un autre. Il faut désormais 180 crédits (6 semestres de 30 crédits chacun) pour obtenir une licence, 120 crédits supplémentaires pour décrocher un master et encore 120 de plus pour être titulaire d’un doctorat. L’inscription en premier cycle universitaire est ouverte à tous les bacheliers. Attention, les études médicales diffèrent un peu puisque même si l’inscription en fac de médecine n’est pas sélective, les étudiants doivent passer un concours à l’issu de la première année qui détermine leur possibilité de poursuivre en deuxième année de médecine, d’odontologie ou de sage femme.

Les filières courtes de l’enseignement public
En parallèle des filières longues universitaires, les établissements publics proposent également des filières courtes qui ont pour vocation une entrée plus rapide dans la vie active. Les diplômes universitaires de technologie (DUT) préparés en deux ans dans les IUT dépendent des universités et préparent aux fonctions d’encadrement technique et professionnel dans les secteurs de la production, de la recherche appliquée et des services. L’accès aux IUT est soumis à une sélection sur dossier et un entretien. Idem pour les BTS (Brevet de Technicien Supérieur) préparés en deux ans dans les lycées qui couvrent les secteurs de l’agriculture, du commerce, de la gestion, des services, des sciences industrielles et certaines formations du secteur paramédical.

Classes prépas et grandes écoles
Les « Grandes écoles » sont une spécificité de l’enseignement supérieur français qui regroupent des formations très éclectiques comme celles des écoles normales supérieures, des écoles d’ingénieurs, des écoles de commerces et de gestion ou des instituts d’études politiques. L’admission dans ces établissements est très sélective si bien que la préparation des concours d’entrée se fait généralement en deux ans dans des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) accessibles avec le baccalauréat et de très bons résultats scolaires (même si certaines grandes écoles proposent également une procédure d’admission directe pour les nouveaux bacheliers). Les étudiants peuvent intégrer trois types de classe prépas selon les concours qu’ils veulent préparer et la série du bac qu’ils ont décroché : littéraire, économique et commerciale ou scientifique. Les classes prépa, qui se déroulent dans les lycées exigent toutes une motivation et un travail personnel important.

Etudier en France, à quel prix ?
Se repérer dans la jungle de l’enseignement supérieur peut parfois relever du défi mais la bonne nouvelle c’est que les formations ne sont pas cloisonnées. Une multitude de passerelles permettent de passer des IUT, ou des CPGE à l’université ou autres écoles spécialisées. Tout dépend de la motivation de l’étudiant et de la définition de son projet professionnel. En ce qui concerne le porte monnaie de l’étudiant, la majorité des formations sont gratuites ou presque puisque les frais d’inscription annuels à l’université pour 2009/ 2010 s’élèvent à 171 €. Idem pour les classes prépa, les IUT et les BTS qui dépendent également d’établissements publics. Seules les écoles privées (et donc l’ensemble des écoles de commerce par exemple) ont un coût comparable aux droit d’inscription exigés au Chili. Il est également bon à savoir qu’en France les étudiants jouissent entre autre d’un accès aux restaurants universitaires et des possibilités de logements subventionnés. Par ailleurs, les étudiants de nationalité française peuvent prétendre aux bourses accordées par le CROUS sur critères sociaux et tous les étudiants ont le droit aux APL (Allocation Pour le Logement). Quant aux étudiants étrangers, ils peuvent bénéficier des bourses allouées par le gouvernement français ou celles de leurs pays d’origine mais aussi d’aides apportées par des institutions internationales et des ONG. Choisir d’étudier en France implique de se lancer dans une sérieuse recherche d’informations qui a au moins pour mérite de donner un avant goût du voyage !

Claire Le Nestour (www.lepetitjournal.com Santiago) Lundi 31 août 2009

Publié dans En France et ailleurs

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