Bac : et si j’échoue ?

Publié le par Esprit Campus

Ca y est vous avez eu vos résutats et, patatras, vous n’êtes pas reçu. Si votre moyenne est au moins de 8/20, vous allez bien évidemment passer les oraux de rattrapage qui permettent à plus des deux tiers des candidats du bac général de l’obtenir finalement. Mais si vous échouez encore, que faire ?

 

Peut-on contester ses notes ?

Non mais… « Les décisions du jury ont un caractère définitif. Aucune intervention, aucun recours ne permet de le convoquer à nouveau ni de provoquer une modification de sa décision si celle-ci a été prise en conformité avec les textes réglementaires. » C’est dit, c’est net et précis, vous avez très peu de chance d’obtenir satisfaction si vous contestez votre note.

En fait, votre seule chance est qu’une erreur matérielle ait été commise et que votre note ait été mal recopiée dans le logiciel. Si vous pensez vraiment mériter 18 et que vous avez 8, cela peut donc valoir la peine de demander une vérification.

 

Peut-on récupérer ses copies ?

Oui. Vous pouvez tout à fait avoir accès à vos copies mais en aucun cas pour contester les notes qui ont été données. Vous devez pour l’obtenir vous adresser à votre rectorat.

 

Faut-il absolument redoubler ?

Oh oui ! C’est triste d’échouer, surtout quand, en moyenne, 85% de ses amis réussissent, mais cela arrive et cela vaut la peine de retenter l’aventure au moins une fois. Surtout quand on sait qu’en comptant les redoublements ce sont 96 % des candidats au bac qui finissent par l’obtenir. Alors évidemment, si c’est la 3ème fois que vous échouez, vous devez vous poser d’autres questions sur votre rapport à l’examen ou… aux révisions.

 

Peut-on s’inscrire dans l’enseignement supérieur sans le bac ?

Oui mais… Aujourd'hui la quasi-totalité des établissements d’enseignement supérieur exigent le bac. Certes quelques excellentes écoles reçoivent des non-bacheliers, mais ce sont essentiellement des écoles d’art (ENSBA-Beaux Arts à Paris par exemple) et elles jugent les candidats sur des qualités qui sont bien au-delà de celles requises pour obtenir le bac.

Les autres écoles qui acceptent des non bacheliers sont de faible valeur mais peuvent être une solution pour certains profils qui ne supportent pas de revenir au lycée. De nombreuses formations sont notamment ouvertes pour les commerciaux au sein des instituts de force de vente (l’IFV de Brive propose ainsi une formation de conseiller de vente ouvert au niveau bac) . Attention, les établissements préparant les non bacheliers au BTS ont des résultats le plus souvent très médiocres.

Pour valider la valeur d’une école, pensez à vérifier si elle est reconnue par l’Etat et si ses formations sont inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles.


Existe-t-il des équivalences au bac ?

Oui. Il existe différentes formes d’équivalence au bac permettant d’intégrer néanmoins l’enseignement supérieur. La plus connue est le diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU). Il faut avoir 20 ans et avoir travaillé 2 ans pour présenter l’une de ses deux options : littéraire ou scientifique.

Dès 17 ans, il est également possible de s’inscrire en capacité en droit pour continuer ses études dans cette filière. Comptez sur deux années de travail, que ce soit en cours du soir et le samedi ou par correspondance avec le CAVEJ.

Le CNED (Centre national d’enseignement à distance) prépare à ces deux examens. Signalons également l’existence d’une capacité en gestion à l’université de Caen.

 

Peut-on trouver un emploi sans le bac ?

Oui mais. Les concours de la fonction publique de catégorie C sont ouverts aux non bacheliers mais… squattés par les bacheliers et même des titulaires de BTS voire de DUT.

La concurrence est rude comme elle le sera toute leur vie pour les non bacheliers. Une étude récente du Cereq (Centre d'études et de recherche sur les qualifications) portant sur les diplômés de 1998 pointe ainsi que les 15 % sortis du système éducatif sans qualification ont un taux de chômage qui dépasse les 20%, soit sept fois plus que celui des diplômés de l’enseignement supérieur !

 

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