L'orientation après le bac : casse-tête et mode d'emploi

Publié le par Esprit Campus

Le site admission post-bac ouvre ce vendredi. Il est connu de tous les élèves de terminale et de leurs parents.

 

Depuis vendredi matin, les lycéens de terminale peuvent faire leurs choix pour l'Enseignement supérieur, avec la procédure de pré-inscription via Admission Post-Bac (APB). Ils ont jusqu'au 20 mars pour ouvrir leur dossier d'inscription en ligne sur www.admission-postbac.fr, et saisir leurs vœux de poursuite d'études, parmi 10.440 formations. La procédure reste particulièrement complexe concernant les types de formation, les dates et la priorité des vœux. Pour y voir plus clair, élèves et parents peuvent bénéficier de conseils d'orientation via le site. De son côté, le groupe L'Étudiant organise mercredi 25 janvier une journée de conseils et de «chats» sur son site www.letudiant.fr.

Un passage obligé pour s'inscrire à l'université, en BTS ou en classe prépa

Le portail ABP est un passage obligé pour s'inscrire à l'université (première année de licence), en BTS, IUT et classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Mais aussi pour la première année commune aux études de santé (médecine, pharmacie, sage-femme), les écoles d'ingénieurs, des formations menant aux métiers de l'architecture, les huit écoles nationales d'art et les 30 écoles de commerce des réseaux EGC et Ecricome.

En revanche, sont exclus d'APB les formations paramédicales ou les Instituts d'études politiques (IEP de Paris et de province), pour lesquels il faut faire une demande d'inscription distincte. Après le 20 mars, la première phase d'inscription est suivie d'autres étapes: candidatures papier (envoi lundi 2 avril au plus tard), possibilité de changer l'ordre des vœux jusqu'au 31 mai, enfin proposition d'admission puis inscription administrative définitive entre le 7 juin et le 19 juillet.

Attention au choix du premier vœu

Une attention particulièrement importante doit être donnée à la détermination du premier vœu, car si l'on ne réussit pas à entrer dans la formation choisie en premier choix (par exemple si l'on a mis un établissement très réputé), le deuxième établissement peut être complet. Il s'agit d'être stratégique… Mieux vaut mettre en tête les formations les plus difficiles à obtenir (si on souhaite en intégrer une) plutôt qu'une première année universitaire.

Les hésitants peuvent demander plusieurs voies de formation indépendamment les unes des autres: des classes préparatoires d'un côté, des filières courtes de l'autre, et aussi des écoles d'arts, par exemple. Jusqu'à trente-six choix sont possibles! A chaque phase de résultat, on ne propose au candidat qu'une seule proposition d'admission, en tenant compte de sa liste de vœux, du classement des candidats, réalisé par les établissements pour les formations sélectives. Dans un deuxième temps, on tient compte des places libérés par les candidats. Si un élève ne donne pas de réponse dans le délai imparti, il est considéré comme démissionnaire.

Quatre réponses sont possibles

Quatre réponses sont possibles: «oui définitif» ; dans ce cas là, tous les autres vœux sont effacés. «Oui mais»: le candidat accepte la proposition qui est faite pour l'instant mais si, lors de la phase suivante, une meilleure proposition est faite, il perd ses droits sur la proposition initiale. «Non mais»: vous refusez la proposition qui vous est faite et vous maintenez vos vœux mais vous n'êtes pas sûr d'avoir une autre proposition aux phases suivantes… Vous pouvez aussi répondre non à toutes les propositions, à vos risques et périls.

Les bacheliers de l'année sont prioritaires

Les bacheliers de l'année sont prioritaires pour toutes ces formations. Enfin, il faut savoir que pour les licences très demandées (droit, médecine), si tout candidat peut formuler des vœux sur l'ensemble du territoire, ceux qui résident dans l'académie où est délivrée une formation sont prioritaires, si le nombre de candidatures excède les capacités d'accueil. Un élève souhaitant s'inscrire en première année de droit à Assas (Paris-II), université très demandée, a plutôt intérêt à habiter à Paris… Un Francilien devra y réfléchir à deux fois. Paris-II n'est pas la seule bonne fac de droit de la région parisienne, il y a aussi Nanterre ou Sceaux…

Quant aux notes et au dossier scolaire, elles ne comptent pas pour s'inscrire à l'université (peu importe que vous ayez 10 ou 15 de moyenne pour vous inscrire à Paris-II), elles sont en revanche très importantes pour ceux qui veulent s'inscrire dans une filière sélective, en classes préparatoires, ou en filières courtes (STS ou en IUT).

 

Par Marie-Estelle Pech reporter sur le site du lefigaro.fr

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