Le coût de la rentrée universitaire en hausse de 3,3%

Publié le par Esprit Campus

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Les étudiants devront débourser entre 625 et 2.360 euros en septembre. Sur l'ensemble de l'année scolaire 2010-2011, le coût de la vie étudiante augmenterait de 4,3%, selon l'Unef.

 

La rentrée sera plus coûteuse pour les étudiants cette année qu'en 2009. Selon une étude réalisée par la première organisation syndicale étudiante, l'Unef, et publiée dans le Parisien/Aujourd'hui en France, les frais à débourser sur le seul mois de septembre varient de 625 à 2.360 euros (en fonction du diplôme, des bourses et des lieux d'habitation). Soit une hausse de 3,3% par raport à l'année dernière, alors que l'inflation est évaluée à 1,7% sur un an, selon les derniers chiffres de l'Insee.

Tous les frais augmentent : l'inscription en licence (174 euros, +1,8% sur un an), l'inscription en master (237 euros, +2,6%), l'inscription en doctorat (359 euros, +2,6%), la cotisation à la sécurité sociale étudiante (200 euros, +1%), le ticket restaurant (3 euros, +3,4%) et l'alimentation hors restaurant universitaire (243,20 euros, +1,3%).

Mais ce sont surtout les frais liés au logement qui explosent : 824 euros à Paris (+8,1%) et 455 euros en province (+5,6%). Le logement est le premier poste du budget des étudiants (plus de 50%). Cette dépense devrait encore s'alourdir encore avec la suppression de la possibilité pour les parents d'étudiants de cumuler l'aide pour le logement (APL) avec la demi-part fiscale dont ils bénéficient pour conserver leur enfant à charge. Cette mesure, annoncée par le ministre du Budget François Baroin en juillet, entrera en vigueur le 1er janvier 2011. Le manque à sera de 40 à 150 euros pour les 500.000 familles concernées, selon l'Unef.

Au total, sur l'ensemble de l'année scolaire 2010-2011, le coût de la vie étudiante devrait augmenter de 4,3%. Conséquence : le nombre d'étudiants qui ont un emploi en parallèle (800.000 actuellement) va augmenter, estime le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost. Or les étudiants salariés ont 40% de risques de plus d'échouer aux examens, rappelle-t-il dans un entretien au Parisien.

"Nous demandons le retrait du choix entre aide au logement et demi part fiscale. Nous attendons une vraie politique en matière de bourses et le versement d'un dixième mois, promis par le gouvernement. (...) Si rien ne bouge, on s'achemine vers un conflit pour la rentrée", prévient le président du syndicat étudiant.

Publié dans Actu étudiante

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