Les pratiques contraceptives des étudiants laissent à désirer ...

Publié le par Esprit Campus

Selon une enquête de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM), publiée ce lundi 13 février 2012, les étudiants ne sont pas tout à fait au point sur la contraceptionles garçons en particulier.

L’enquête de l’USEM

Depuis 1999, l’USEM organise tous les deux ans une grande enquête auprès de 60 000 étudiants. Elle publie ensuite ces résultats afin que l’état de santé des étudiants soit connu de tous. Le grand public peut ainsi être informé sur l’accès aux soins des étudiants ou les conduites addictives de certains.

Dans cette 7e édition de l’enquête, les résultats ont montré que le lieu de résidence de l’étudiant a des répercussions sur son comportement vis-à-vis de la sexualité et de la contraception. C’est  à l’occasion de la Saint Valentin que l’USEM publie ces résultats.


Les étudiants et la contraception

Cette étude montre, en premier lieu, que l’entrée dans la vie estudiantine s’accompagne d’une baisse de précaution dans l’usage des moyens de contraception. Ainsi si 9 étudiants sur 10 disent qu’ils ont utilisé un moyen de contraception lors de leur premier rapport sexuel, seuls 68% des étudiants continuent d’utiliser des moyens contraceptifs lors de la vie étudiante.

Autre chiffre important : le pourcentage de garçons qui utilisent systématiquement des moyens de contraception lors de leurs rapports sexuels est de 61%. Les étudiants garçons sont donc les « mauvais élèves » des moyens de contraception…

Ces usages ont forcément des répercussions : 36% des étudiantes ont fait usage d’une contraception d’urgence et 3% ont déjà eu recours à une interruption volontaire de grossesse.

 

Face à ces chiffres, le président de l’USEM a tenu à rappeler que son association « milite auprès des pouvoir publics pour la création d’un bilan gynécologique pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie. »


Les étudiants, la violence et la loi du silence

L’enquête a aussi permis de révéler l’exposition des étudiants aux violences. Il semble que les étudiants qui vivent en résidence universitaire sont plus exposés aux violences. Alors que 7% des étudiants en général ont souffert d’injures, ce sont 10% des étudiants en résidence universitaire qui déclarent en avoir été victime.

Cette tendance s’inverse pour les étudiants qui vivent chez leurs parents qui sont moins ciblés par les violences sexuelles et les agressions physiques que la moyenne des étudiants.

Un chiffre reste inquiétant : 58% des victimes n’ont pas cherché d’aide suite à leur agression, car elles ne souhaitent pas en parler pour la plupart ou parce qu’elles ne savent pas où aller ou qu’elles ont peur d’être rejetés pour les autres. Les familles restent le soutien privilégié par les victimes.

Si vous voulez vous renseigner plus en profondeur sur cette enquête ou consulter l’intégralité des résultats, rendez-vous sur cette page du site internet de l’USEM.

 

sur le site mediaetudiant.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article