Passerelle et Tremplin, deux alternatives aux prépas, le coup de pouce des écoles

Publié le par Esprit Campus

financement Les grandes écoles proposent aux élèves des solutions pour payer leur cursus

Moins connues que les redoutables classes préparatoires, deux voies parallèles permettent d'accéder aux grandes écoles de commerce. Passerelle et Tremplin, deux concours qui réunissent respectivement 17 et 6 écoles, proposent aux étudiants de niveau bac + 2 à bac + 4 d'y accéder.

 

Préparations gratuites
Pour la rentrée 2012, Passerelle promet 1 900 places en première année et 1 535 en deuxième, tandis que Tremplin en offre respectivement 660 et 975. « Attention, la sélection est aussi forte qu'en prépa », prévient Jacques Chaniol, délégué général d'Ecricome, qui organise Tremplin. Si les étudiants sont majoritairement issus de BTS ou DUT économie et gestion, les cursus de sciences humaines, sport (Staps), agriculture, génie civil ou autres, sont tout à fait bienvenus. Passerelle intègre d'ailleurs une épreuve avec quinze matières au choix pour valoriser les différentes disciplines initiales. « Je trouve que l'ESC s'inscrit plutôt dans la continuité de ce que j'ai fait en BTS hôtellerie-restauration, où j'avais déjà des cours de compta, droit ou marketing », témoigne Loïc Host, en deuxième année à l'ESC Dijon.
Passerelle et Tremplin organisent des journées de préparation gratuite pour optimiser les chances de réussite. « Une fois dans l'école, on ne parle plus de prépa ou de concours parallèle. Je ne constate aucune différence dans la réussite académique et professionnelle des élèves », souligne Jean-François Fiorina, directeur de l'ESC Grenoble et président de Passerelle. Autant de bonnes raisons de ne pas ignorer ces voies. C. D.
«Je me demandais comment j'allais financer le loyer, le coût des études, les sorties… » Etudiante en première année à l'ESC Pau, Priscilla Kruse, boursière, bénéficie du dispositif mis en place depuis la rentrée par son école de commerce, qui propose de compléter, dans la limite de 300 €, les aides personnalisées au logement (APL) perçues par l'étudiant pour payer son loyer pendant dix mois. « Cela me permet de profiter un peu plus de ma vie étudiante. Je pense que l'aspect financier bloque pas mal d'étudiants », reprend la jeune fille.

 

La filière de l'apprentissage
En effet, la scolarité en grande école, qui coûte en moyenne 8 000 € pour une ESC, peut en refroidir certains. « Beaucoup de lycéens s'autocensurent, sans même s'être renseignés sur les coûts réels », constate Jean-Pierre Lahille, directeur de l'ESC Pau.
Or, aujourd'hui, 108 établissements membres de la Conférence des grandes écoles (CGE) proposent des filières par apprentissage. Dans ce cadre, la scolarité est payée par l'entreprise, qui verse un salaire à l'étudiant. Attention toutefois au nombre de places disponibles, ou à l'implication de l'école dans la recherche du contrat d'apprentissage. Comme ce dispositif s'enclenche habituellement à partir de la deuxième année, reste à financer la première.
Pour cela, toutes les écoles ont négocié des prêts privilégiés avec des banques partenaires pour proposer des crédits à des taux bas (aux alentours de 2 %). Mais elles mettent aussi en avant des dispositifs particuliers, comme le financement du logement à Pau, ainsi que des jobs étudiants en interne, des bourses financées par des fondations et des entreprises partenaires…

 

Quand les écoles s'impliquent
Depuis un an et demi, l'université de technologie (UTT) de Troyes propose à ses étudiants du travail à temps partiel dans ses propres laboratoires. « Cela leur permet de gagner quelques centaines d'euros, et de les intéresser à la recherche », souligne Timothée Toury, en charge du dispositif.
Autre exemple, une association étudiante – Odyssée - s'est montée il y a deux ans à l'Idrac à Lyon pour réunir des fonds et financer les frais de scolarité de quelques élèves issus de lycées classés ZEP. Il ne faut donc pas hésiter à se renseigner directement auprès de chaque école pour savoir ce qu'elle propose.

 

Par Carolie Donas sur le site de 20minutes.fr

Commenter cet article